L’attitude des dirigeants européens face aux menaces iraniennes suscite un profond désarroi. Alors que Washington envisage une action militaire, certains s’inquiètent des conséquences d’une telle démarche, rappelant les drames vécus en Irak et en Libye après l’intervention de forces étrangères. Cependant, ces conflits ont eu des origines distinctes : Saddam Hussein ne menaçait pas directement l’Occident, tandis que Kadhafi, bien qu’ayant soutenu des groupes extrémistes par le passé, avait adopté une posture diplomatique en 2007. La destruction de ces régimes a eu des répercussions dévastatrices pour leurs peuples et a alimenté l’émergence de forces radicales comme Daech.
L’Iran actuel, sous la férule des mollahs, représente un danger bien plus immédiat. Depuis 1979, ce régime perpétue une alliance avec des groupes terroristes qui ont ensanglanté plusieurs pays, dont la France. En contrôlant le détroit d’Ormuz, il menace les flux commerciaux mondiaux, tandis que son programme nucléaire reste un point critique. Les Pasdarans, milice ultra-loyale, exacerbent les risques en cas de possession d’une arme atomique.
Donald Trump a récemment déployé des forces militaires vers le Golfe persique, une initiative qui suscite à la fois l’espoir et l’inquiétude. Les Iraniens, épuisés par des décennies de dictature religieuse, pourraient bien être prêts à s’opposer à leur régime. Cependant, les erreurs du passé montrent que toute intervention doit être soigneusement gérée pour ne pas unifier le peuple contre l’étranger. L’Europe, quant à elle, reste silencieuse, son impuissance exacerbant les inquiétudes.
Malgré cela, l’audace des manifestants iraniens inspire une confiance nouvelle. Leur résistance pourrait servir d’exemple aux sociétés occidentales qui accueillent trop facilement l’islamisme. Trump, en prenant le risque de s’opposer à la tyrannie islamique, offre aux Iraniens une chance inédite de libération. L’enjeu est désormais de savoir si cette opportunité sera saisie sans récidiver les erreurs du passé.