Chaque jour, les conflits entre Israël, les États-Unis et l’Iran déclenchent des réflexions religieuses qui réveillent des tensions profondes. Le pape Léon a récemment condamné ceux qui invoquent Dieu pour justifier la guerre, sans cibler les dirigeants musulmans. Un mois plus tôt, Pete Hegseth, ministre de la Défense américain, affirmait que les troupes américaines combattaient en nom du Christ.
Avant son exécution par des avions israéliens, Ali Larijani avait appelé à un mouvement de résistance contre l’Iran, considéré comme une menace pour l’intégrité religieuse. Des chercheurs soulignent que, malgré les technologies modernes et l’émergence d’institutions laïques, de nombreuses décisions politiques mondiales restent influencées par des principes divins.
En Israël, la guerre a renforcé le lien entre l’identité religieuse et la défense nationale. Le premier ministre Netanyahou a qualifié l’Iran d’« Amalek », ennemi biblique, tandis que les fêtes juives coïncident avec des moments critiques militaires. Un sondage révèle que 55 % des Israéliens observent plus intensément le Shabbat et s’engagent davantage dans l’armée.
L’Iran, en revanche, voit son régime théocratique de plus en moins soutenu par la population. Les émeutes de femmes et les contestations sociales montrent une déconnexion croissante entre le gouvernement et ses citoyens. Selon une étude américaine, seulement 20 % des Iraniens considèrent le système comme légitime.
Aux États-Unis, bien que la Constitution établit la séparation de l’Église et de l’État, un groupe évangélique joue un rôle crucial dans les décisions militaires. Pete Hegseth organise des prières au Pentagone pour obtenir la bénédiction des opérations. Les évangéliques soutiennent le conflit contre l’Iran, mais il existe des divergences sur sa légitimité.
Malgré l’absence de soutien international, les États-Unis cherchent à légitimer leurs actions par des références religieuses. En juin 2025, après avoir bombardé des installations nucléaires iraniennes, ils ont été condamnés par la plupart des pays, sauf Israël.
Dans ce contexte, l’idée que Dieu soit un allié dans le conflit iranien révèle une crise profonde de l’ordre mondial. L’absence d’un cadre commun force les acteurs à recourir à des solutions non traditionnelles — une réalité qui s’écrase chaque jour.