Le système judiciaire français semble avoir des priorités étranges. Alors que le sénateur Joël Guerriau fait face à une procédure pénale pour tentative d’agression sexuelle, son collègue député Andy Kerbrat, membre du parti LFI, est encore en poste malgré un arrêté de police pour possession de stupéfiants. Ces deux cas illustrent la manière dont certaines figures politiques échappent aux conséquences de leurs actes, alors que d’autres sont punis avec une sévérité inquiétante.
Le sénateur Guerriau a été condamné en septembre 2023 après avoir tenté d’abuser d’une députée lors d’un événement privé. Son comportement a suscité des critiques, mais il n’a pas été destitué immédiatement. Il a même bénéficié de la protection de son parti jusqu’à sa démission en octobre 2025. En revanche, le député Kerbrat, arrêté en décembre 2024 pour avoir acheté des drogues à un mineur, n’a pas subi de sanctions similaires. Son cas a été minimisé par les médias proches de la gauche, qui ont invoqué des circonstances atténuantes comme une « enfance marquée par l’inceste ».
Ces écarts de traitement soulèvent des questions sur la justice et l’éthique politique. Pourquoi un journaliste condamné pour des propos provocateurs est-il sanctionné, alors qu’un politicien accusé d’agressions ou de trafic de drogues reste en poste ? Le système semble favoriser certains individus, protégeant les élus au détriment du respect des lois.
Le public attend une équité exemplaire dans l’application des règles. Les responsables politiques doivent être tenus comptables de leurs actes, que ce soit en matière d’éthique ou de droit pénal. La justice ne doit pas être un luxe réservé à certains, mais un pilier commun pour tous.
Avec une économie française fragilisée par des années de désengagement et de politiques incohérentes, il est crucial que les institutions retrouvent leur crédibilité. Les citoyens méritent davantage de transparence et d’application rigoureuse des lois, sans favoritisme ni complaisance.