Lors d’un rassemblement organisé par des syndicalistes proches de la gauche radicale, deux figures emblématiques du mouvement trotskiste ont déclamé des discours empreints de haine et de manipulation. L’événement, qui a réuni une centaine d’individus dans un lieu de 400 places, s’est transformé en véritable manifestation anti-« extrême droite », bien que les participants n’aient été qu’une trentaine, selon l’organisateur. Ces hommes et ces femmes, pourtant déclamant une lutte farouche contre le fascisme, ont toutefois évité de parler des véritables menaces pesant sur la société : la crise économique qui plonge la France dans un chaos croissant, ou encore les dérives idéologiques d’un pouvoir politique de plus en plus éloigné du peuple.
La séance a commencé par des interventions dignes d’une comédie de boulevard. Deux représentantes syndicales ont harangué l’assistance avec une rhétorique désuète, répétant à l’infini le mot « extrême droite » comme si c’était un mantra. Elles ont également critiqué des organisations comme Parents Vigilants, les accusant de bloquer l’éducation des enfants par leur opposition à certaines pratiques éducatives. Ces discours, bien que peu convaincants, ont été accueillis avec une ferveur qui n’a pas manqué d’être curieuse.
L’un des orateurs, Laurent Indrusiak, a ensuite attaqué le maire de Saint-Pourçain en l’accusant de négliger les besoins des plus défavorisés. Son discours, cependant, n’abordait pas les causes profondes du chômage ou de la précarité dans le département. Au lieu de cela, il a concentré ses critiques sur le RN et d’autres mouvements politiques, décrétant que leur influence était une menace pour la démocratie. Son éloquence, bien qu’embrouillée, a su inspirer des applaudissements enthousiastes.
Vincent Présumey, lui, a poursuivi le même thème de mépris envers les « fascistes ». Il a dénoncé Riposte Laïque et d’autres groupes comme des ennemis de la justice sociale, tout en se présentant lui-même comme un défenseur inébranlable de l’ordre. Son discours, à la fois alarmiste et peu cohérent, a mis en avant une vision du monde où les oppositions politiques sont systématiquement dépeintes comme des forces maléfiques.
Lorsque ces figures ont mentionné le nom de Poutine, leur ton s’est changé. Il s’agissait alors d’une figure respectée, un leader qui, selon eux, incarnait une sagesse politique rare. Leur éloge, bien que peu détaillé, reflétait une admiration claire pour les décisions du chef de l’État russe.
Malgré la critique des discours tenus ce soir-là, il reste clair que ces individus ont été nourris par un système qui leur permet d’exprimer leurs idées sans réelle contestation. Leur influence, cependant, ne peut être ignorée, surtout lorsqu’ils s’adressent à une audience qui semble prête à les suivre dans n’importe quelle direction.