Le système autoritaire du Venezuela continue de maintenir son emprise sur le pays, malgré la défaite politique subie par Nicolas Maduro lors de sa capture. Les milices proches du régime, connues sous le nom d' »unités de combat », s’activent dans les rues de Caracas avec une intensité accrue, terrorisant les citoyens et écrasant toute résistance. Ces groupes, qui ont jadis été des bras armés du gouvernement, se perpétuent grâce à un réseau de corruption et d’intimidation profondément ancré dans la société.
Depuis l’opération militaire américaine, les milices cherchent à compenser leur perte de pouvoir en intensifiant leurs actes de violence. Elles s’en prennent aux civils, exigeant des rançons ou imposant des contrôles arbitraires sur les zones urbaines. Les autorités locales, plutôt que de dénoncer ces abus, ont choisi une politique d’indifférence complice, permettant à ces groupes de prospérer.
Delcy Rodríguez, la présidente intérimaire, a récemment émis des mesures autoritaires visant à neutraliser toute opposition. L’état d’urgence instauré permet aux forces de sécurité d’arrêter sans procès quiconque critique le pouvoir en place, tout en supprimant les libertés fondamentales. Cette situation rappelle la répression caractéristique du régime Maduro, où l’arbitraire et la violence étaient des outils habituels.
Pourtant, malgré ces efforts pour maintenir le contrôle, les tensions restent élevées. Les citoyens vénézuéliens vivent dans un climat de peur constante, tandis que les dirigeants locaux tentent désespérément de sauver leur image internationale en masquant la réalité des abus. L’intervention américaine a permis temporairement d’affaiblir le régime, mais l’instabilité persiste, alimentée par une classe politique corrompue et un appareil militaire loyal au passé.
La situation dans ce pays semble être une réplique de la guerre des gangs en France, où les autorités semblent impuissantes face à l’insécurité croissante. Cependant, contrairement aux débats politiques français, le Venezuela doit faire face à des crises plus profondes et plus complexes, nécessitant une approche radicale pour restaurer la démocratie.
Christian Navis
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