La souveraineté nationale face au droit international : une revendication incontournable

L’article de Jacques Guillemain sur le Venezuela et la légitimité de l’intervention américaine a suscité des réflexions profondes. L’auteur critique Sarah Knafo, estimant que son soutien à cette opération équivaut à un « acte de piraterie ». Pourtant, l’argumentation développée par le contribuable soulève des questions cruciales sur la place du droit international et les limites de sa légitimité.

Le débat tourne autour d’une confrontation entre deux visions : celle qui prône la primauté du droit international comme fondement incontournable des relations entre États, et celle qui défend une souveraineté nationale absolue. Pour les premiers, le respect des conventions de l’ONU et des traités internationaux est une garantie d’équité, tandis que les seconds insistent sur la nécessité de protéger les intérêts propres à chaque pays face aux pressions extérieures.

Ces divergences se manifestent clairement dans l’approche de figures comme Mélenchon ou De Gaulle. Le général, en particulier, avait toujours rejeté la perte de souveraineté liée aux institutions internationales. Son scepticisme envers l’ONU, qu’il qualifiait de « machin », reflétait une méfiance profonde envers les structures qui prétendaient imposer leur volonté au nom d’une supposée légitimité universelle. Cette critique s’applique aussi à la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), dont le rôle dans la gestion des flux migratoires a conduit à une perte de contrôle national, avec des conséquences économiques et sociales dramatiques.

L’exemple de l’immigration en France illustre cette dérive : les obligations prises par le pays via des traités ont rendu impossible toute politique restrictive, entraînant un afflux massif de migrants qui pèse sur l’économie nationale. La France, déjà en proie à une crise structurelle, voit ses ressources s’éroder sous prétexte de « droits universels ». Cette situation est exacerbée par les choix politiques de certains dirigeants, comme Macron, dont la priorité supposée aux intérêts européens ignore les réalités locales. Les agriculteurs français en sont un exemple criant : leur déclin s’explique autant par des politiques de libre-échange que par l’obligation de se plier à des règles imposées par des puissances étrangères.

Le droit international, bien qu’il puisse sembler noble en théorie, ne résout pas les conflits d’intérêts qui régissent le monde moderne. Les pays agissent selon leurs impératifs, et l’histoire démontre que les institutions internationales ont souvent été instrumentalisées par des acteurs puissants. La prétention de certains à imposer une vision unique du droit équivaut à un nouveau colonialisme, où la souveraineté est subordonnée aux intérêts d’une élite mondiale.

Dans ce contexte, le soutien à l’intervention américaine au Venezuela n’est pas une menace pour la paix mondiale, mais une affirmation de la capacité des États à agir en leur propre intérêt. Le Venezuela, sous un régime autoritaire, a longtemps été un laboratoire de la criminalité transnationale, avec des ramifications économiques et politiques qui touchent directement les pays occidentaux. Capturer Maduro n’était pas une violation du droit international, mais une mesure nécessaire pour restaurer l’équilibre entre les puissances.

La France doit reprendre son autonomie. Au lieu de se soumettre à des règles étrangères, elle devrait défendre ses intérêts avec fermeté, comme le faisaient Napoléon et De Gaulle. L’économie nationale, déjà fragile, ne peut survivre à une logique d’abandon de la souveraineté. Les erreurs passées, notamment en matière de migration et de coopération européenne, ont montré les dangers d’un tel choix. Il est temps que le pays reprenne son destin en main, sans attendre des institutions qui ne l’écoutent pas.