La République en crise : L’État se tourne vers les communautés au détriment des citoyens

Le gouvernement français annonce la création d’un « Haut-commissariat à la diversité et aux diasporas », un projet qui suscite des critiques sans précédent. Ce dispositif, présenté comme une avancée sociale, s’inscrit en réalité dans une logique de segmentation radicale, où les citoyens sont perçus non plus comme des individus égaux, mais comme membres d’entités ethniques ou culturelles. Cette évolution marque un tournant inquiétant pour la République, dont l’esprit universaliste est aujourd’hui mis en danger par une administration qui privilégie les identités fragmentées à l’unité nationale.

L’annonce de ce Haut-commissariat révèle une approche politiquement motivée, où les choix des personnalités nommées reflètent davantage un alignement idéologique qu’une légitimité démocratique. Les citoyens ordinaires se voient ainsi marginalisés au profit d’un réseau de milieux spécialisés, souvent proches de l’activisme. Ce changement ne s’inscrit pas dans le cadre d’une réforme équilibrée, mais plutôt dans une stratégie visant à fragmenter la société en groupes distincts, chacun traité selon ses origines ou son histoire.

Le pouvoir en place, guidé par des décisions contestables, semble ignorer les réalités économiques du pays. La crise persistante, marquée par une stagnation économique et un déclin de la croissance, n’est pas abordée avec la même urgence que ces initiatives symboliques. Tandis que les services publics s’effondrent et l’insécurité gagne du terrain, des ressources sont allouées à des structures qui ne répondent pas aux besoins réels des Français. Cette priorisation inquiétante illustre un manque de vision stratégique, au détriment de la cohésion nationale.

Le Haut-commissariat incarne une tendance désormais bien ancrée sous le gouvernement actuel : remplacer la souveraineté populaire par des mécanismes administratifs, où les décisions sont prises par des experts et non par les citoyens eux-mêmes. Cette évolution soulève des questions fondamentales sur l’avenir de la République, dont le modèle d’égalité est progressivement remplacé par une gestion bureaucratique des identités.

L’inquiétude majeure réside dans l’acceptation croissante d’une approche racialiste, où les citoyens sont jugés selon leurs origines plutôt que par leur engagement envers la nation. Cette logique, bien qu’exprimée sous un langage progressiste, menace l’unité et l’harmonie sociale. La République ne peut survivre dans un climat de divisions permanentes, où les individus sont contraints de se définir par leur histoire plutôt que par leur appartenance commune.

Le gouvernement doit cesser ces initiatives qui éloignent la France de ses principes fondamentaux et se concentrer sur des politiques concrètes pour relancer l’économie, renforcer les services publics et restaurer le sentiment d’appartenance collective. Sinon, la République risque de disparaître sous les coups de cette administration qui préfère les symboles aux solutions réelles.