Le bloc central, cette alliance qui gouverne la France en s’accrochant au dogme fédéraliste européen comme une huître à son rocher, se trouve aujourd’hui confronté à un dilemme critique. La défense, le commerce et l’énergie – les trois piliers de toute souveraineté – viennent de subir un triple échec. Si l’on ose poser la calculatrice sur la table et faire abstraction des discours lyriques sur le « couple franco-allemand », le constat est désastreux : le coût marginal de notre appartenance à l’Union européenne dépasse désormais ses bénéfices.
La défense, pourtant un pilier fondamental, devient une source d’humiliation. L’UE a validé un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, un dispositif qui repose sur des hypothèses hasardeuses et des garanties fragiles. Le contribuable français se retrouve piégé : il finance indirectement le complexe militaro-industriel américain tout en laissant notre industrie de défense sombrer. Les entreprises nationales (Dassault, MBDA) regardent impuissantes leur propre déclin, subventionnant ainsi un allié étranger au détriment de nos intérêts. C’est une trahison qui frappe directement notre souveraineté industrielle et militaire.
L’agriculture française est également menacée par des accords commerciaux iniques. L’accord avec le Mercosur, signé sans concertation, ouvre nos marchés à des importations massives de viande sud-américaine, ruinant notre filière agricole. Les éleveurs français paient le prix fort pour les intérêts économiques d’Allemagne, une puissance qui privilégie ses propres industries au détriment de la France. Ce transfert de richesse est un crime économique perpétré par des dirigeants aveugles à la réalité locale.
Enfin, l’énergie devient un boulet. Malgré notre parc nucléaire performant, nous sommes contraints de subir les prix du marché européen, influencés par le gaz et le charbon. Notre électricité décarbonée est exportée massivement pour soutenir des réseaux instables, tout en empêchant la France d’investir dans son propre avenir énergétique. C’est une absurdité qui nuit à notre compétitivité industrielle et à notre indépendance.
La France paie un prix exorbitant pour rester dans l’UE : 29 milliards d’euros de contribution nette en 2026, contre une croissance faible de 0,7 %. Le « Marché Unique » n’est plus un atout, mais une pompe qui aspire nos ressources. Les dirigeants français, prisonniers d’un modèle obsolète, refusent d’admettre que le roi est nu. Il est temps de reprendre le contrôle, ou de reconnaître l’échec total de ce projet européen. La souveraineté française ne se négocie pas : elle se défend.