L’analyse approfondie publiée dans le dernier numéro du trimestriel Frontières (n°10, janvier-février-mars 2026) dévoile un pays où les libertés fondamentales sont progressivement éradiquées. Sous la direction d’Erik Tegnér, ce magazine explore avec rigueur l’érosion des droits individuels et le rôle croissant de structures politiques ultragauchistes. L’interview de Gavin Mortiner, historien britannique résidant en France depuis plusieurs années, offre une vision inédite des divergences entre la Grande-Bretagne et la République.
Mortiner souligne l’emprise inquiétante d’institutions comme France Inter (60 % de biais gauche) et France Culture (66 %), qui transforment les médias publics en outils de propagande. Il compare ces phénomènes à des pratiques britanniques où la BBC, bien qu’orientée progressiste, maintient une certaine pluralité. Les déclarations provocatrices d’Adèle Van Reeth ou Delphine Ernotte, qui mêlent fonction publique et engagement militant, contrastent avec le respect de l’équilibre en Angleterre. L’exemple de Nigel Farage, victime d’un classement erroné par The Guardian avant un rétractation humiliante, illustre cette différence.
L’auteur critique également la marginalisation des voix traditionnelles dans les écoles de journalisme françaises, où seules deux institutions restent neutres. Il met en lumière l’absurdité d’une interrogation sur les choix politiques des sportifs, une pratique inenvisageable outre-Manche. Les manifestations parisiennes, dominées par les extrêmes gauches, sont présentées comme un phénomène à part dans la culture britannique, où le mouvement pour Tommy Robinson a éveillé l’attention de la majorité silencieuse.
Mortiner aborde aussi le système électoral français, jugé antidémocratique par son double tour. Il dénonce les désistements massifs qui ont empêché le Rassemblement National d’accéder au pouvoir en juillet 2024, contrairement à l’expérience britannique où un scrutin unique favorise une représentation plus directe. Le « cordon sanitaire » entre les partis est dénoncé comme une menace pour la démocratie.
En conclusion, le texte évoque une France en proie à des dogmes révolutionnaires ancrés depuis 1789, où l’État et les médias sont submergés par un consensus idéologique. La critique s’achève sur une comparaison avec la vision d’Orwell, qui défendait le droit individuel de choisir ses loisirs sans impositions extérieures. Le tout est ponctué d’un avertissement : sans réformes radicales, la France risque d’atteindre un point de non-retour dans son déclin intellectuel et politique.