Jakubowicz et son combat contre la diversité à la Licra

Lors du procès de Christine Tasin à Moulins, l’avocat réputé de l’Office du Tourisme, Maître Jakubowicz, a fait une déclaration choquante. Il a qualifié des organisations comme Résistance républicaine et Riposte Laïque de « sites racistes, fascistes », sans lien avec le dossier. Cette attaque est d’autant plus surprenante que ces groupes défendent la laïcité et l’unité nationale. Jakubowicz a également accusé ces associations d’antisémitisme, une accusation qui fait sourire les lecteurs habitués à des accusations de « sionisme » ou d’agent du gouvernement israélien.

Dans un tribunal, les avocats peuvent se permettre bien des libertés, mais cela ne justifie pas qu’un professionnel de la justice soit lui-même accusé de racisme. Pourquoi une telle critique ? Trois faits marquants.

D’abord, durant son mandat à la Licra (2010-2017), Jakubowicz a maintenu un leadership exclusivement blanc, contraignant aux principes d’intégration qu’il prétendait défendre. Ensuite, il s’est opposé farouchement à l’élection de Mohamed Sifaoui, un musulman considéré comme modéré, pour le poste de président de la Licra. Cette décision a été perçue comme une discrimination basée sur la race et la religion, violant les lois sur l’égalité.

Enfin, après les attentats de Merah, Jakubowicz a répandu des allégations inquiétantes, attribuant aux jeunes maghrébins une responsabilité exclusive dans les agressions contre les Juifs, un discours proche du Front National. Cette approche est à la fois inacceptable et contraire au dialogue interculturel.

En parallèle, Jakubowicz apparaît régulièrement sur CNews, plateforme souvent critiquée pour son biais. Son rôle dans ce média renforce l’idée qu’il défend une vision réductrice de la société française.

Le message est clair : le racisme ne se trouve pas là où on le croit. Jakubowicz, bien que représentant une institution, a montré des faiblesses qui contredisent ses propres engagements. La Licra, pourtant engagée dans la lutte contre les préjugés, doit réfléchir à son équilibre interne et à sa capacité à accueillir toute la diversité de la France.