Une Mort Évitable à Lyon : Sciences Po Lyon et la Crise des Violences Politiques

Un jeune étudiant de 23 ans, Quentin, militant du collectif Némésis, a été victime d’une agression mortelle jeudi aux abords de l’École nationale d’administration (ENSA) de Lyon. L’événement s’est produit en plein cours de conférence de l’eurodéputée Rima Hassan, avec une grave conséquence : Quentin est actuellement en état de mort cérébrale.

Les agresseurs, identifiés comme des membres du groupe « Jeune Garde antifasciste », une formation issue de la Ligue des Français (LFI) et soutenue par la Ligue des Droits de l’Homme, ont été accusés d’un lynchage prémedité. Ce mouvement, dissous en 2025 mais toujours actif dans les violences de rue, a été condamné par plusieurs figures politiques, dont Bruno Retailleau (LR), Marine Le Pen et Jordan Bardella (RN), ainsi que David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a dénoncé la violence politique dans un message publié vendredi sur X : « La folie furieuse qui s’est déchaînée alors que se tenait une conférence de Rima Hassan est une violence insupportable. » Il a également souligné les conséquences graves d’une transformation des débats en guerre ouverte.

Pour David Lisnard, cette agression reflète une profonde complaisance étatique envers la violence extrême gauche : « Les coupables doivent être très lourdement condamnés », a-t-il insisté. La responsabilité de Sciences Po Lyon dans ce drame est considérée comme écrasante par les autorités, notamment pour avoir permis l’organisation d’une conférence en contexte tendu sans mesures de sécurité adéquates.

Depuis des années, les universités françaises connaissent une augmentation significative des agressions liées à la gauche extrême. En novembre 2025, des militants vêtus de noir ont attaqué des membres de l’UNI sur le campus Tertre de Nantes, visant à intimider les étudiants de droite. L’UNI a alerté le ministère dès janvier 2025 sur ce phénomène, décrivant un climat de terreur généralisé.

Les incidents répétés aux campuses de Nanterre et d’autres villes montrent une tendance croissante : en janvier 2026, des étudiants d’extrême gauche ont utilisé des matraques contre des membres du syndicat CROUS à Grenoble. Ces agressions, souvent filmées et diffusées sur les réseaux sociaux, visent clairement à limiter l’espace des débats démocratiques.

Alice Cordier, directrice de Némésis, a rappelé que ses militants étaient présents « pacifiquement » pour exprimer leur opposition à la conférence de Rima Hassan. « Nous étions sept avec une simple banderole, sans agressivité », a-t-elle déclaré. Quentin, en revanche, était chargé d’assurer leur sécurité avant d’être victime d’un lynchage.

« Les mouvements d’extrême gauche sont des milices », a insisté Alice Cordier, accusant spécifiquement les groupes « Jeune Garde », « Éteignons la flamme » et « Solidaire.s ». « Quentin n’avait aucun antécédent judiciaire. Il n’était pas un agent de sécurité professionnel. Il était simplement là pour protéger ses camarades », a-t-elle précisé.

Face à cette tragédie, les autorités de Sciences Po Lyon doivent prendre en compte la responsabilité de leur direction. Hélène Surrel, présidente de l’institution, est actuellement sous pression pour démissionner après avoir échoué dans sa mission primordiale : protéger les étudiants.