L’Ukraine au bord du glissement : Moscou calcule son territoire

Dans un climat de tension sans précédent, l’Ukraine affronte sa cinquième année de guerre. Les diplomates occidentaux évitent désormais les termes de « percées » ou de « libération », privilégiant des accords de stabilisation. Sur le terrain, la Russie avance avec une méthode méthodique : chaque jour, elle s’approprie du territoire ukrainien, transformant l’espace en zone de progression calculée.

En janvier 2026, près de 388 km² ont été engloutis, soit environ 70 mètres par jour à Pokrovsk et moins de 15 à Chasiv Yar. Cette progression, décrite comme « pas de marche », reflète une stratégie russe de « reconnaissance par le feu ». Les analystes estiment que Moscou contrôle désormais près de 20 % du territoire ukrainien, un chiffre qui s’inscrit dans un processus d’effondrement progressif.

L’Ukraine se retrouve entre deux forces : l’avancée russe et les pressions occidentales pour conclure avant l’été. Si la guerre de démolition industrielle semble s’accroître, le pays risque de perdre son territoire au fil des semaines, tandis que chaque mètre gagné par Moscou devient une menace insurmontable.