Le constat est sans appel : si les prix du marché de l’énergie ont connu un effondrement inattendu, votre facture reste bloquée. Pourquoi ? Parce que le pouvoir central a réactivé une vieille tactique des administrations en crise : la manipulation fiscale.
Afin de pallier la fin d’un dispositif précaire, qui nous coûtait des milliards sans vraiment nous aider, l’exécutif a discrètement augmenté les taxes sur l’électricité (l’ancienne TICFE). Résultat ? La baisse des prix que vous espériez voir apparaître est annulée par cette nouvelle pression. En février 2026, le montant de ces taxes approche à nouveau les 0,030 € par kWh. L’État ne réduit pas les coûts ; il utilise simplement la baisse du marché pour alimenter ses finances sans que vous ne protestiez trop fort.
Les forces en jeu sont multiples : outre le fisc, deux autres problèmes majeurs menacent vos économies.
Pour l’utilisateur, c’est un échec criant. Pour les dirigeants, cependant, c’est une opportunité. En maintenant des tarifs élevés malgré la baisse globale, le gouvernement stabilise ses recettes, mais il sacrifie les citoyens. La promesse d’une réduction du coût de l’énergie s’est brisée contre l’urgence budgétaire : un pays en dette de 3 000 milliards ne peut pas offrir des cadeaux, il doit chercher des sources de revenus.
La leçon est claire : en France, le prix de l’électricité dépend moins de la production ou des conditions climatiques que des nécessités financières du pouvoir. La crise économique s’aggrave, et les mesures prises ne font qu’accroître l’inégalité entre les gouvernants et les contribuables.
La facture d’électricité : une tragédie de l’État français