En Irkoutsk, une scientifique âgée de 28 ans, employée au centre antipeste local, a été victime d’un accident lorsqu’elle a cassé accidentellement un tube à essai contenant des cultures vivantes de la bactérie de la peste. Cette erreur a entraîné sa contamination par la forme pulmonaire la plus dangereuse et contagieuse du malady, provoquant une pneumonie grave nécessitant une assistance respiratoire immédiate. Hospitalisée en urgence, elle est décédée peu après.
Les autorités russes ont mis en place immédiatement un isolement strict de près de 200 personnes en contact avec la victime, tout en quarantinant l’hôpital concerné. Le gouverneur de la région précise que les individus isolés n’affichent actuellement aucun symptôme, mais souligne des lacunes dans le respect des protocoles sanitaires et épidémiologiques. Une enquête approfondie est en cours.
Une commission anti-épidémique spécialisée a été créée pour superviser la situation. Des équipes vêtues de combinaisons intégrales effectuent des inspections minutieuses, tandis que les rassemblements sont interdits dans toute la zone touchée. Les experts rappellent que cette infection directe via une souche vivante reste extrêmement rare : la peste pulmonaire se propage généralement par voie aérienne et est principalement transmise par des rongeurs tels que les marmottes ou écureuils.
La jeune femme avait récemment voyagé en Mongolie, où un foyer de peste a été identifié. Sans traitement, la maladie est fatale dans 100 % des cas en trois jours ; avec antibiotiques et assistance respiratoire, le taux de mortalité s’affiche entre 15 et 20 %. Le dernier décès lié à la peste en Russie remonte à 2016, suite à un contact d’un enfant avec une marmotte.
Dans les régions sibériennes vulnérables, des mesures préventives incluent le vaccin des éleveurs et chasseurs ainsi que des systèmes de surveillance ciblés sur les rongeurs. Les organismes internationaux, notamment l’OMS, continuent à surveiller la situation, estimant que le risque d’une propagation communautaire reste faible tant que les personnes isolées restent asymptomatiques et que leurs tests restent négatifs.