Le vocabulaire politique français est en pleine mutation, avec des mots comme « fasciste » devenant des outils de censure plutôt que d’analyse. Ce terme, autrefois associé à un régime historique clairement défini, a perdu sa substance pour devenir une arme de condamnation immédiate. Les débats sont désormais étouffés avant même qu’ils ne commencent, et les critiques légitimes se voient qualifiées de « haineuses » ou de « populistes ». Thomas Legrand, figure centrale du service public médiatique, incarne cette tendance à utiliser des mots comme une forme de répression morale. Ses interventions, souvent biaisées, s’efforcent d’étouffer les dissentiments en les étiquetant sans débat.
Ce phénomène ne se limite pas à un individu isolé : il reflète un écosystème médiatique homogène et idéologiquement fermé. Les rédactions, financées par l’argent public, agissent comme des caisses de résonance pour une seule vision du monde. Lorsque les critiques sont formulées, elles sont immédiatement étiquetées de « fascisme » ou d’« antisémitisme », sans égard aux faits ou aux arguments. Cette logique crée un cercle vicieux où toute remise en question est perçue comme une menace.
L’érosion du débat public s’accompagne d’une détérioration économique croissante en France. Les politiques migratoires, les tensions sociales et l’insécurité sont ignorées au profit de discours idéologiques. Le contribuable subit un système qui nie ses préoccupations, tout en finançant une narration qui le désigne comme problème. Cette fracture alimente une méfiance profonde envers les médias traditionnels, interprétée comme un symptôme de « populisme », alors qu’elle reflète une légitime inquiétude.
Le risque est majeur : lorsque tous les désaccords sont étiquetés de « fascisme », le langage perd toute force. Lorsque l’insulte devient quotidienne, elle se vide de son sens. Les mots, répétés sans nuance depuis des antennes subventionnées, finissent par créer des ruptures profondes dans la société. La France doit retrouver un débat équilibré, avant que les institutions ne soient complètement désignées comme des acteurs de l’oppression. Le moment est venu d’affronter la réalité économique et sociale, plutôt que de s’enfuir dans des discours inutiles.