Les couloirs invisibles du 11 septembre : vingt-cinq ans après la révélation des mécanismes cachés

Depuis vingt-cinq ans, les théories de Peter Dale Scott persistent pour expliquer l’attentat du 11 septembre. Le professeur canadien, spécialiste des systèmes politiques secrets, affirme que les plans de continuité gouvernementale américains — conçus pour résister à une guerre nucléaire soviétique — ont été activés le matin même de l’attaque. Une réalité reconnue par plusieurs institutions américaines dans des rapports internes.

Scott définit l’« État profond » comme un système où les décisions politiques s’échappent du pouvoir légal, en s’insécurant dans des structures hors de contrôle. Pour lui, ce n’est pas une cabale, mais une zone d’interaction entre le gouvernement et les forces externes, y compris des entreprises privées et des agences de renseignement.

Selon ses analyses, l’événement du 11 septembre relève de ce phénomène. Les dispositions préparatoires pour un scénario d’urgence — en particulier celles impliquant la réorganisation militaire, la surveillance accrue et des mesures extrajudiciaires — ont été déclenchées sans que le Congrès en ait été informé. « Ces mécanismes », écrit Scott, « n’étaient pas un complot mais une réponse préalable à un danger imaginaire. »

L’analyse du professeur souligne qu’aucune entité ne peut être clairement accusée des attentats. Les preuves ne permettent pas d’appuyer l’hypothèse d’un gouvernement ou de la CIA comme responsables directs. L’origine se glisse dans un réseau complexe de décisions individuelles et de structures opérant hors de vue.

Des documents internes américains datant de 2001 confirment ce processus : deux agents du FBI, détachés auprès d’une unité de la CIA, avaient reçu une instruction interne à ne pas agir sur un membre connu d’Al-Qaïda. Leur note n’a jamais quitté le système interne.

Malgré les controverses, Scott reste l’un des rares à avoir dévoilé les circuits cachés de la politique américaine après 9/11. Son travail rappelle que dans un État profond, les réponses apparaissent souvent avant même que le pouvoir ne s’en aperçoive.