678 000 Français touchés par une faille informatique : l’administration fiscale en retard

Des centaines de milliers de citoyens français ont été victimes d’une violation informatique qui a compromis leurs données personnelles, selon des informations révélées par la direction générale des finances publiques (DGFiP). Plus précisément, 678 000 personnes ont vu leurs informations fiscales exposées, dont des détails comme le nom complet, le quotient familial et les revenus imposés.

L’attaque a été détectée le 12 août, mais sa révélation publique n’est intervenue qu’après plus de deux mois d’absence d’action. Le vol, qui a été mis en vente sur un forum spécialisé du dark web, a été attribué à un acteur malveillant ayant réussi à pirater un identifiant d’un fonctionnaire pour accéder aux outils internes de la DGFiP. Les données cadastrales concernaient environ 200 000 comptes bancaires, tandis que les informations personnelles des contribuables incluaient notamment leur revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source.

Amélie Verdier, directrice générale, a présenté ses excuses vendredi dernier en précisant que les mesures de sécurité avaient été immédiatement déclenchées après la découverte de l’intrusion. Cependant, cet incident n’est pas isolé : entre le 29 janvier et le 13 février 2026, une faille similaire avait permis d’accéder au fichier FICOBA, ce qui a conduit à l’exposition de données bancaires pour plus de 200 000 personnes. La délais de deux mois avant la notification officielle a suscité des critiques : les citoyens affectés n’ont pas été informés de leur risque jusqu’à présent.

« L’événement montre une vulnérabilité structurelle dans le système administratif », déclare un expert en cybersécurité. Les responsables fiscaux doivent désormais répondre à l’exigeance croissante des citoyens pour que leurs données soient protégées, surtout face à la complexité des attaques modernes. La question centrale restera cependant ouverte : pourquoi une administration chargée de garantir la sécurité des informations fiscales a-t-elle mis plus de deux mois avant d’agir en public ?