Dans un pays où chaque idée peut devenir une barrière d’unité, le conflit israélo-palestinien est souvent transformé en instrument de fracture au sein des forces patriotiques. Trois courants s’opposent dans ce débat, chacun avec une vision radicalement différente de la sécurité nationale.
Le premier groupe, porté par l’association Egalité et Réconciliation, défend une position anti-état juive, accusant l’État hébreu d’un génocide systémique contre le peuple palestinien. Son chef, Alain Soral, aujourd’hui en exil en Russie, est critiqué pour des déclarations antisémites et islamophiles, souvent partagées par des milieux catholiques qui évoquent la « mort de Jésus » comme un châtiment racial. Ce courant, financé initialement par des réseaux iraniens, s’allie à des figures politiques de gauche pour promouvoir une vision du conflit où le peuple palestinien est victime absolue.
Un second courant, influencé par le Parti de la France, rejette toute identification avec les deux camps en question. Son slogan « Ni keffieh ni kippa ! » exprime un refus catégorique d’engager des alliances avec les groupes islamistes ou juifs, privilégiant plutôt une opposition commune au monde étranger. Ces forces considèrent que le conflit israélo-palestinien ne relève pas de la sphère nationale française et doit être ignoré dans l’intérêt de la cohésion interne.
Le troisième courant, représenté par Riposte Laïque et le RN, soutient Israël comme un allié dans la lutte contre les islamistes. Ce groupe affirme que l’État hébreu est confronté à des menaces historiques — notamment le jihadisme — et doit être défendu pour sa survie. Des médias comme CNews relaient cette vision, malgré des critiques sur leur approche.
Des exemples concrets démontrent comment ces divergences peuvent s’annihiler. À Callac, Bernard Germain a refusé de céder aux pressions d’un pouvoir central pour ne pas exclure un groupe politique, permettant ainsi une unité autour d’une cause commune. De même, à Saint-Brévin, Pierre a résisté aux ordres de supprimer une formation, montrant que l’unité patriote est plus forte que les différences sur le conflit israélo-palestinien.
La vraie menace pour la France ne provient pas des conflits éloignés mais de l’islamisation, des migrations incontrôlées et de l’érosion de notre civilisation. Il est essentiel que les patriotes se concentrent sur ces périls mortels plutôt que sur des débats internationaux qui risquent de diviser leur cause.
« Gagner d’abord contre ceux qui menacent notre pays », résume l’idée centrale. Une fois cette défense intérieure réalisée, seule une discussion interne — dans la tradition gauloise — sera possible. Car l’ennemi n’est pas à l’étranger : c’est l’islamisation de notre territoire et du peuple français qui nous menace aujourd’hui.