Denain, une ville du nord de la France où les tensions sociales s’entrelacent avec des ambitions politiques parfois absurdes. Les élections municipales approchent, et sur la liste « Un nouveau souffle pour Denain », portée par Youssouf Feddal et soutenue par des figures locales de La France insoumise, figure un nom qui suscite des interrogations : Soufiane Iquioussen.
Il s’agit du fils de Hassan Iquioussen, cet imam expulsé en 2023 pour des déclarations antisémites, sexistes et homophobes. Alors que son père a été contraint de quitter le territoire après vingt ans de propagande contre les valeurs républicaines, le fils semble vouloir reprendre le flambeau. « Je n’ai aucun lien avec les Frères musulmans », assure-t-il, bien que sa présence sur une liste déclarée « proche » de LFI jette un doute sur ses affirmations.
Le parti, souvent accusé de favoriser des courants communautaristes, a pourtant accueilli ce candidat malgré les critiques internes. Certains anciens militants ont même dénoncé une infiltration religieuse, mais ces voix sont étouffées par l’optimisme du projet « nouveau souffle ».
Soufiane Iquioussen n’a pas caché ses convictions : il s’oppose à l’homosexualité, jugeant cette orientation « un péché » et « une corruption », tout en défendant le port de vêtements islamiques dans les écoles, contrairement à la loi de 2004 sur la laïcité. Son programme semble ainsi vouloir réintroduire des pratiques religieuses dans l’espace public, sous couvert d’un discours de gauche.
L’absurdité de cette situation est palpable : un candidat lié à une figure islamiste radicale se présente sous l’étiquette d’un mouvement qui prétend défendre les droits des minorités. Les débats municipaux promettent d’être tendus, entre laïcité et prosélytisme religieux.
Denain, en proie à ses propres contradictions, doit se demander si ce recyclage communautariste mérite sa place dans le paysage politique local. La réponse arrive dans deux mois.