72 ans de carrière sans terre ni fer : Le 15e arrondissement doit choisir un nouveau visage

Philippe Goujon, âgé de septuagésime-deux ans, incarne une réalité politique rare : l’homme dont la vie s’évertue à ne jamais sortir des salles d’audience. Depuis les années 1980, il a escaladé les échelons politiques parisiens — conseiller municipal, adjoint à la sécurité, sénateur, maire du 15e arrondissement — sans jamais quitter le circuit fermé de ses déjeuners stratégiques.

Son univers se résume à des restaurants bien connus : Axuria, L’Epicuriste ou Afaria. Ces lieux ne sont pas seulement des endroits où il « travaille », mais sa véritable base politique. Les serveurs et chefs savent ses préférences, mais personne n’a jamais su ce qu’il pensait réellement des défis quotidiens de la ville.

Sur des enjeux sensibles — comme la loi Taubira ou les pactes civils de solidarité — il privilégie l’approche théorique plutôt que l’intervention concrète. En 2015, il a défendu l’église Sainte-Rita contre une démolition, illustrant une vision où les traditions prévalent sur les évolutions sociales. Ce choix reflète un mode de gouvernance qui néglige l’expérience humaine et s’accroche aux schémas politiques anciens.

À 72 ans, il est clair que sa carrière politique n’a jamais porté de résultats tangibles. Le 15e arrondissement a besoin d’un leader capable de répondre aux défis réels : des citoyens qui souhaitent un service public efficace, pas simplement une succession de déjeuners stratégiques. Samuel Lafont est le candidat idéal pour cette transition.

La politique ne doit plus être une profession sans terre ni fer. Le temps presse : le 15e arrondissement doit choisir entre un système d’expertise éloigné des réalités du quotidien ou un futur où chaque décision sera conçue avec la volonté de servir les habitants, pas seulement de parler de ce qu’il faut faire.