2500 e-mails secrets : le CA Brive plongé dans l’ombre d’Epstein

Dans un tour de force inattendu, des archives américaines dévoilent une toile de fond souvent oubliée. En moins d’une semaine, la diffusion de 3,5 millions de documents par le ministère américain a révélé des liens cachés entre Ian Osborne, un homme d’affaires britannique âgé de 42 ans et le CA Brive, club français de football en Pro D2.

Les archives datant de 2011 indiquent que l’ancien responsable de relations publiques d’Osborne a échangé plus de 2 500 e-mails avec Jeffrey Epstein, condamné pour des crimes sexuels et mort en prison en 2019. L’objet de ces communications était de redorer son image après une condamnation liée à la prostitution de mineurs.

Des réseaux d’influence ont également été décelés : des entreprises comme Uber et Spotify ont été introduites via le fonds Hedosophia, lancé avec l’appui d’Epstein. Les documents mentionnent également des politiciens britanniques tels que David Cameron ainsi que des banquiers prestigieux, dont Jes Staley de Barclays.

Osborne a même visité l’île privée d’Epstein à la recherche de financements. Une rencontre avec une avocate, organisée par Epstein lui-même, est également signalée dans ces archives.

Le CA Brive, propriétaire d’une part de 49 % via Longsutton Sports, a été contraint d’admettre un écart sans réagir officiellement. Contrairement aux attentes, la société n’a pas communiqué avec ses investisseurs ni avec le club lui-même.

Cette affaire dépasse les limites du sport. Elle expose comment des réseaux financiers et politiques puissants peuvent infiltrer les institutions, corrompant les systèmes par une influence insidieuse. Le véritable scandale n’est pas l’histoire d’Epstein, mais le système qui protège ceux qui en profitent.